Affichage des articles dont le libellé est Peter Lynch et les jeux d'actifs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Peter Lynch et les jeux d'actifs. Afficher tous les articles

mardi 8 décembre 2009

Peter Lynch : la diversification


"Selon moi, mieux vaut posséder autant d'actions qu'il existe de situations où :

a) vous possédez un atout; et
b) vous avez découvert une perspective excitante qui ait surmonté toutes les épreuves de votre recherche.


Cela peut être une seule action comme cela peut être une douzaine.


Peut être avez-vous décidé de vous spécialiser dans les sociétés en redressement et les jeux d'actifs et vous en achetez plusieurs ; ou avez-vous appris quelque chose sur une seule de ces valeurs. Cela ne sert à rien de se diversifier dans des sociétés inconnues, juste pour le plaisir de la diversité. Une diversification stupide est le démon des petits investisseurs."



Une trop grande diversification se traduit généralement aussi par une trop grande intervention sur les marchés. Vous trouverez des explications sur le blog de Cervinvest concernant la tendance à la suractivité.


Jetez un coup d'œil à nos analyses. Peu nombreuses, mais sur des titres que nous estimons être de qualité. Qu'en pensez-vous ?

jeudi 13 août 2009

Les actifs cachés par Peter Lynch


"J'aurais dû acheter davantage d'actions de Telecommunications, Inc., une société de télévision par câble qui valait 12 cents l'action en 1977 et 31 dollars dix ans plus tard - un 250-bagger.

C'était la plus importante société de télévision par câble des Etats-Unis, mais ma participation était restée très modeste car je n'avais pas su apprécier la valeur de ses actifs. Ses bénéfices étaient faibles, son endettement inquiétant, et selon les critères traditionnels, la télévision par câble n'était pas un secteur attirant. Mais les actifs (sous la forme des abonnés au câble) surpassaient ces points négatifs. Tous ceux qui avaient un atout dans le secteur du câble auraient pu savoir tout cela ; moi aussi. A mon grand regret, je n'ai toujours pris que des positions mineures dans le secteur du câble, et cela malgré les très vifs conseils de Morris Smith, un collègue de Fidelity, qui venait régulièrement taper sur ma table pour me convaincre d'investir davantage. Il avait tout à fait raison, et voilà pourquoi.


mercredi 24 juin 2009

Peter Lynch et les actifs gratuits


"En ce moment, je m'accroche à Liberty Corp, une compagnie d'assurance dont les actifs dans la télévision valent plus que le prix de l'action. Si vous avez repéré que ces actifs peuvent être estimés à 30 dollars par action et que l'action vaut justement 30 dollars, vous pouviez sortir votre calculatrice et soustraire 30 de 30. Le résultat est le coût de votre investissement dans une belle affaire d'assurance - c'est-à-dire zéro."

Comme nous, Peter Lynch apprécie quand des vendeurs cèdent des actions à des niveaux de valorisations tels qu'ils offrent des actifs aux acheteurs !

A n'en pas douter, Peter Lynch doit connaître la formule pour dénicher ses perles ! Vous aussi, vous pouvez l'appliquer pour obtenir des actifs gratuits.

Vive l'investissement hard discount !

mercredi 10 juin 2009

CRESUD - Un jeu d'actifs immobiliers ?


Dans un précédent article, Peter Lynch nous présentait sa définition du jeu d'actifs immobiliers par excellence avec ALICO pour exemple. Un lecteur suggérait en commentaire de jeter un coup d'œil à la société CRESUD.

A priori, l'entreprise possède de nombreux actifs immobiliers et de terrains. Cependant, après une recherche succincte sur la société, plusieurs éléments nous empêchent d'affirmer que CRESUD est l'ALICO de 2009 :

1 - à Valeur & Profit, nous avons comme ligne directrice d'analyser principalement des petites sociétés car elles sont plus simples à comprendre tant en terme de business qu'en évaluation des actifs. Or CRESUD se révèle être une cascade de sociétés avec notamment des participations dans d'autres foncières cotées qui ont des activités dans les bureaux, les centres commerciaux, les fermes, les immeubles résidentiels, ... Il est donc très difficile d'évaluer les actifs que possèdent CRESUD en propre.

2 - CRESUD est une entreprise argentine... le titre est coté en USD sur le Nasdaq, mais tire l'essentiel de ses profits en pesos argentins ! Pour l'investisseur qui désire acheter des titres CRESUD, quelque soit la qualité de son analyse et de ses estimations de plus-values, il n'est pas exclue qu'une dévaluation importante du peso argentin ait lieu dans les prochaines années. Or, nous ne maitrisons pas ces dimensions macroéconomiques.

3 - enfin, la principale activité de CRESUD est la détention et l'exploitation de fermes agricoles gigantesques dans les prairies sud américaines. Autant, il est possible d'estimer de façon relativement correcte des biens immobiliers en France en se rapprochant des données issues des institutions nationales telles que l'INSEE ou la FNAIM via le prix au m², autant l'estimation de l'hectare d'une ferme en Argentine est un exercice périlleux.

L'ensemble de ces éléments nous laisse perplexe. Trop d'incertitudes entourent CRESUD et la seule marge de sécurité détectée - décote importante sur l'actif net - ne nous semble pas suffisante pour assurer un investissement serein.

N'hésitez pas à nous faire part de vos analyses et commentaires.

jeudi 4 juin 2009

Quand les pertes deviennent des jeux d'actifs


"On trouve des jeux d'actifs dans les métaux, dans le pétrole, dans les journaux et les chaînes de télévisions, mais aussi dans des médicaments brevetés ou même dans les pertes d'une société. C'est ce qui s'est passé avec Penn Central. Après sa faillite, il bénéficia d'un énorme crédit d'impôt, ce qui signifiait qu'avec le retour des bénéfices, il n'aurait pas d'impôt à payer. A cette époque, les sociétés étaient taxées à 50 %, aussi Penn Central revient-il à la vie avec un avantage de 50 %. En fait, Penn Central était "le jeu d'actifs'" par excellence. Le groupe avait tout pour plaire : un crédit d'impôt, des liquidités, des propriétés immenses en Floride, d'autres ailleurs, du charbon en West Virginia et des droits aériens à Manhattan. Quiconque avait des liens avec Penn Central aurait compris que c'était une affaire. Son cours fut multiplié par huit."

Si vous aussi vous connaissez des sociétés qui ont des actifs aussi variés et qui ont une valeur cachée aussi importante que les actifs de Penn Central, n'hésitez pas une seconde : achetez-en un maximum. Vous n'avez plus qu'à être patient.

A Valeur et Profit, nous pensons que IDSUD est un jeu d'actifs exceptionnel qui finira aussi à se révéler au grand jour.

lundi 18 mai 2009

Les actifs sous valorisés


"Si l'on est souvent confronté à une surévaluation des actifs, on peut trouver la même proportion du phénomène inverse. C'est là où vous découvrirez les plus grands jeux d'actifs. Des sociétés qui possèdent des ressources naturelles - de la terre, du bois, du pétrole ou des métaux précieux - portent ces actifs sur leur bilan à une fraction de leur véritable valeur.

En 1987, par exemple, Handy and Harman, un fabriquant de produits en métal précieux affichait une valeur comptable de 7,83 dollars par action ; il possédait notamment d'importants stocks d'or, d'argent et de platine. Or ces stocks étaient évalués au prix qu'Handy and Harman avait payé au moment de leur achat - c'était peut-être il y a trente ans. Au cours actuel (6,40 dollars l'once pour l'argent, 415 dollars pour l'or), ils valent au moins 19 dollars par action.

Avec un cours aux environs de 17 dollars, moins que la valeur des métaux, est-ce un joli jeu d'actifs ? Notre ami Buffet le crût. Il conserva une forte participation dans Handy and Harman pendant plusieurs années, mais l'action ne bougea guère. Les bénéfices étaient erratiques et le plan de diversification ne fut pas très convaincant. (...) On a annoncé récemment que Warren Buffet cédait sa participation [le Livre de Peter Lynch a été publié en 1989]. Jusqu'à présent, c'est bien son seul mauvais investissement et ce malgré des actifs cachés. Mais si l'or et l'argent s'envolent un jour, l'action suivra."

Idsud, société dont nous avons publié une analyse récemment rentre dans cette catégorie de sous évaluation de la valeur des actifs, que ce soit sur l'immobilier comme sur les actifs financiers, notamment via sa participation historique dans la Française des Jeux.

mercredi 29 avril 2009

ALICO - le jeu d'actifs immobiliers par excellence


Extrait de "Et si vous en saviez assez pour gagner en bourse..." de Peter Lynch:

"J'ai visité un jour une banale petite société d'élevage en Floride du nom d'Alico, juste à côté de La Belle, modeste ville au bord des Everglades. Je n'ai vu que quelques pins et palmiers, quelques vaches en train de brouter et une vingtaine d'employés qui se donnaient beaucoup de mal pour avoir l'air occupé. Rien de très excitant jusqu'à ce que vous vous aperceviez que vous auriez pu acheter une action pour 20 dollars, et que dix ans plus tard, les terrains, à eux seuls, valaient 200 dollars par action. Un certain Ben Hill Griffin Junior continua à acheter des titres jusqu'à ce que Wall Street remarque Alico. Depuis, il a dû faire fortune."

Si vous aussi vous connaissez une société Alico cotée en bourse et que vous êtes un investisseur patient, vous pourrez aussi faire fortune comme Ben Hill Griffin Junior.

mardi 28 avril 2009

INFE - Vérification finale


Revenons sur l'analyse d'INFE pour effectuer la vérification finale de Peter Lynch :

- Quelle est la valeur des actifs ? Les capitaux propres représentent 51.4 EUR par action.
- Existe-t-il des actifs cachés ? Les immeubles de placement aux Etats-Unis sont valorisés à leurs coûts historiques. Ils sont sous-estimés de 3 EUR par action. Les actifs nets par action représentent donc 51,4 + 3 = 54,4 EUR par action.

- Quel endettement faut-il déduire de ces actifs ? Les calculs effectués sont nets de toutes dettes.
- Les créanciers sont les premiers de la file d'attente ? NON. L'endettement est insignifiant.

- La société continue-t-elle à s'endetter, réduisant ainsi la valeur de ses actifs ? Non. La CIFE devrait continuer à générer une capacité d'autofinancement positive en 2009.

- Y a-t-il un raider dans l'ombre pour aider les actionnaires à récolter les bénéfices de ces actifs ? Oui : la famille TARDY. Nous pensons que la famille TARDY n'a aucun intérêt à maintenir la CIFE cotée en bourse (coûts d'opportunités, obligations légales) notamment du fait de la sous-valorisation chronique de la société et de l'abondance de sa trésorerie.

Peter Lynch valide notre investissement.

dimanche 26 avril 2009

Peter Lynch - La vérification finale !


Lorsque Peter Lynch a identifié une entreprise intéressante, il la classe d'abord dans l'une des ses 6 catégories . Lorsque la valeur rentre dans ses critères de sélection, il effectue alors une vérification finale en fonction de la catégorie à laquelle appartient l'action.

Pour la catégorie qui nous intéresse, à savoir les jeux d'actifs, voici les vérifications finales qu'il effectue

- Quelle est la valeur des actifs ? Existe-t-il des actifs cachés ?
- Quel endettement faut-il déduire de ces actifs ? Les créanciers sont les premiers de la file d'attente ?
- La société continue-t-elle à s'endetter, réduisant ainsi la valeur de ses actifs ?
- Y a-t-il un raider dans l'ombre pour aider les actionnaires à récolter les bénéfices de ces actifs ?

Désormais, nous effectuerons cette vérification finale pour toute nouvelle analyse.

jeudi 23 avril 2009

Peter Lynch et les jeux d'actifs


Le bon sens, voilà une qualité fondamentale qui définirait au mieux le gérant Peter Lynch. Et ce n'est pas son palmarès exceptionnel à la tête du fond Fidelity Magellan Fund qui contredira ses qualités de gérant car il a fait toucher 20 fois la mise à des millions d'Américains dans les années quatre-vingts.

Dans son best-seller "Et si vous en saviez assez pour gagner en bourse...", que nous vous recommandons vivement, Peter Lynch segmente les actions qu'il sélectionne en 6 catégories:
"Une fois établie la taille de la société comparativement aux autres du même secteur, je la place dans l'une de ces six catégories : les valeurs à croissance lente, les valeurs sûres, celles à croissance rapide, les cycliques, les jeux d'actifs, et les sociétés en voie de redressement. Il y a autant de manières de classer les actions que de courtiers, mais j'ai remarqué que ces six catégories couvraient toutes les distinctions utiles à faire." Chers lecteurs, vous aurez compris que c'est bien la catégorie des jeux d'actifs qui nous intéresse.

Définition par l'auteur :