mardi 19 janvier 2010

6 erreurs psychologiques qui coûtent cher - partie 3



Voici le troisième article d'une série sur la psychologie de l'investisseur pour définir le portrait type de l'investisseur rationnel.


Le texte est extrait du livre de Mickael Mangot : "6 erreurs psychologiques qui coûtent cher".


"3. L'investisseur rationnel et la constitution du portefeuille de départ

L'IR sélectionne les valeurs qui, selon lui, devraient afficher les meilleures performances à long terme. Il prend garde d'avoir un portefeuille bien diversifié et évite qu'une ligne ne pèse trop comparée aux autres : néanmoins in ne se fixe pas de règles trop contraignantes.
Le montant des liquidités dépens, quant à lui, des opportunités qu'offre le marché. En général, il est très faible car le marché laisse toujours des titres sous-valorisés"

Valeur et Profit : l'investisseur dans la valeur est plus confortable avec un portefeuille investi à 99% en actions sous-évalués qu'avec une part importante de liquidités. En effet, le risque avec des liquidités est nulle, mais le coût d'opportunité est énorme car le rendement et lui aussi nul !




samedi 16 janvier 2010

Valeur et prix


Un ami nous disait il y a peu concernant une petite valeur peu liquide : "j'aime bien ce titre, mais vu sa faible liquidité j'ai peur d'être bloqué si le cours baisse".

Appelons cet ami Michel.

Michel, si tu es convaincu que le titre que tu as en vu est de qualité et que sa valeur intrinsèque est stable et qu'elle est de 100 EUR et qu'aujourd'hui tu peux l'acheter à 60 EUR : que feras tu si dans un marché peu liquide le titre plonge à 40 EUR ?

mardi 5 janvier 2010

Reporting mensuel - Décembre 2009



Vous trouverez ci-dessous le reporting du mois de décembre.
Nous vous souhaitons une excellente année 2010.

Deux conseils uniquement : achat ou vente.

Vous pouvez télécharger le fichier du mois de novembre au format .PDF ici : 2009.12 - Reporting mensuel.pdf


dimanche 3 janvier 2010

L'effet de levier sans stress


Nous connaissons des investisseurs - l'un d'entre eux se reconnaitra ;-) - qui nous affirment connaître des gens qui se sont enrichis avec l'immobilier mais aucun qui ne soient enrichis grâce aux actions.

Ces individus sont "aveuglés" par des facteurs propres à l'immobilier, un secteur qui a connu des facteurs très favorables durant les dernières années :

- l'illiquidité du bien qui a protégé l'investisseur des coûts liés aux achats / ventes répétés ainsi qu'à la fluctuation des prix sur courtes périodes.

- la hausse des biens immobiliers durant les 50 dernières années avec une hausse déraisonnable ces 10 dernières années (mais comme nous le voyons depuis 2008, cette hausse n'est pas éternelle).

- une imposition favorable : réduction d'impôts, non imposition sur plus-values immobilières, ...

- un effet de levier important.

Nous allons nous pencher davantage sur cet effet de levier. En effet, tout acquéreur d'un bien immobilier bénéficie en général d'un privilège qui sublime tout rendement : le prêt bancaire.

Démonstration avec un exemple :

Imaginons un ménage lambda qui achète une maison d'une valeur de 200 000 EUR. Pour acheter ce bien, elle fait un apport en cash de 20 000 EUR.

==> son effet de levier est donc de 200 000 / 20 000 = 10 !

Ce qui signifie que si son bien immobilier prend 2% de valeur par an, ce ménage voit son patrimoine croitre de 2% x 10 = 20 % par an !

mardi 29 décembre 2009

6 erreurs psychologiques qui coûtent cher - partie 2



Voici le second article d'une série sur la psychologie de l'investisseur pour définir le portrait type de l'investisseur rationnel.


Le texte est extrait du livre de Mickael Mangot : "6 erreurs psychologiques qui coûtent cher".


"Portrait de l'investisseur rationnel


(...) Voici un portrait de ce que pourrait être l'investisseur rationnel par excellence. Évidemment, il s'agit d'une chimère largement inaccessible pour le commun des mortels. Néanmoins, son utilité n'est pas nulle. On peut très bien l'utiliser comme modèle vers lequel il serait judicieux de tendre. Nous vous présentons son comportement dans différentes situations.

2. L'investisseur rationnel et la collecte d'informations

L'investisseur rationnel (IR) va chercher l'information partout où il peut la trouver. Il lit en profondeur la presse économique et financière, consulte les notes d'analystes transmises par courtiers, essaie d'en obtenir d'autres sur internet, navigue dans les forums boursiers...
Surtout, l'IR ne s'intéresse pas qu'à quelques valeurs, il les regarde quasiment toutes ! Petites, grandes, cycliques, technologiques ou de rendement, aucune n'est ignorée a priori."

Valeur et Profit : comme nous l'avons vu précédemment, les notes d'analyses ne doivent pas être l'unique source de vos recherches. Ils peuvent vous orienter vers un secteur, vous donner des idées... mais n'achetez jamais une valeur "uniquement" parce que vous avez lu une note d'analyste positive sur tel ou tel titre : vous devez faire vos devoirs et investiguer vous-même sur le titre en question.


Enfin, nous pensons qu'il existe également d'excellents blogs qui peuvent être également une bonne source d'inspiration pour l'investisseur individuel rationnel.





mercredi 23 décembre 2009

Moury Construct, nouvelles du T3 2009


La seconde déclaration intermédiaire 2009 est disponible ici.


Peu de choses à signaler. Tout semble se dérouler idéalement pour notre petite valeur de BTP belge.

La direction porte ses efforts à une politique de réduction des coûts et à développer les activités de partenariat public privé (PPP).

Ainsi, il a été décidé de simplifier la structure du groupe afin d'optimiser les coûts. L'effet sera perceptible dès l'exercice 2010.

Pas plus d'éléments sur les activités PPP. Peut-être des nouvelles dans les mois à venir ?

Nous n'avons pas non plus d'informations sur le programme de rachat d'actions. Il faudra attendre le rapport annuel 2009 pour en savoir un peu plus.


Les résultats et les perspectives

lundi 21 décembre 2009

6 erreurs psychologiques qui coûtent cher - partie 1



Aujourd'hui, nous vous présentons le premier article d'une série sur la psychologie de l'investisseur pour définir le portrait type de l'investisseur rationnel.

Le texte est extrait du livre de Mickael Mangot : "6 erreurs psychologiques qui coûtent cher".


"Portrait de l'investisseur rationnel

(...) Voici un portrait de ce que pourrait être l'investisseur rationnel par excellence. Évidemment, il s'agit d'une chimère largement inaccessible pour le commun des mortels. Néanmoins, son utilité n'est pas nulle. On peut très bien l'utiliser comme modèle vers lequel il serait judicieux de tendre. Nous vous présentons son comportement dans différentes situations.
1. L'investisseur rationnel et le choix du courtier
Avant d'opter pour un courtier, l'investisseur rationnel (IR) compare tous les courtiers susceptibles de l'intéresser en fonction de deux grands critères : les tarifs (des frais de courtage et des droits de garde) et l'accès de l'information. L'IR sait combien une différence apparemment infime sur le montant des frais de courtage (disons 0,4%) peut avoir comme conséquence sur les performances à long terme. Il sait également à quel point l'information est importante. Il est donc prêt à payer un surplus pour avoir un accès priviligié à de l'information de qualité, par exemple des recommandations d'analystes renommés. L'IR peut même avoir plusieurs comptes titres uniquement pour multiplier ses sources d'information.


Son choix n'est jamais définitif. Au contraire ! Le courtier choisi reste constamment en concurrence avec les autres et s'il cesse d'être compétitif, l'IR en change aussitôt."



samedi 19 décembre 2009

Les micro caps de Paul Sonkin


Paul Sonkin se dit être un investisseur dans valeur dans la tradition de Graham et  Dodd - les pères de l'investissement "value".

Ce fameux gérant qui gagne de l'argent grâce au concept d'introductions boursières pourries - que nous avons illustrées avec le titre Auto Escape - est interviewé sur sa méthode d'investissement dans la vidéo ci-dessous (en anglais) :




Le style de gestion de cet investisseur dans la valeur peut être résumé en quelques points :

- profiter de l'innefficience du marché (accenutée sur les petites valeurs, les micro caps)

- son univers d'investissement : les entreprises valorisées jusqu'à 1 Mds USD, souvent beaucoup moins, seulement quelques millions de dollars

- des sociétés non connues de Wall Street = non couvertes par les analystes

- Paul Sonkin investit dans des petites entreprises qui ont un potentiel de croissance beaucoup plus importants que les big caps

- son credo : investir dans une entreprise bien connue de tous n'est pas nécessairement un bon investissement

- l'investisseur individuel n'a aucun avantage comparatif sur les grosses capitalisations. Il y a très peu d'opportunités à saisir sur ce marché des plus grosses sociétés cotées comme General Electric

- son conseil : le fabricant de pianos Steinway dont son fond Hummingbird Value est un actionnaire important

mercredi 16 décembre 2009

Investir... pour réduire ses impôts ?



Défiscalisation, réduction d'impôts, FIP (Fonds d'Investissements de Proximité), FCPI (Fonds Commun de Placements dans l'Innovation), paradis fiscaux, niches fiscales, ... autant de mots qui résonnent actuellement à nos oreilles à la radio comme à la télé. Internet est bien évidemment de la partie que ce soit à travers les publicités sur sites ou par envois d'e-mails.

A priori alléchantes, ces offres vous permettent de réduire vos impôts en général de 25% des montants investis (dans le cas des FIP et FCPI).

A Valeur et Profit, nous ne sommes pas dupes de ce "cadeau fiscal". En effet, il ne faut pas tomber dans le piège de la carotte fiscale sans avoir fait au préalable de simples calculs de rentabilité et de coûts d'opportunités.

lundi 14 décembre 2009

Des actifs, des profits... mais des risques !





Notre petite valeur chinoise Orsus a publié ses comptes du troisième trimestre 2009. Vous trouverez le document officiel ici :


Ci-dessous, un tableau de synthèse des principaux éléments financiers :



Comme vous pouvez le voir, notre small cap chinoise a encore amélioré son bilan : fonds propres en hausse de 3% et actif courant net de toutes dettes en progression de 3% également.

L'actif net-net représente désormais plus de 3 fois x la capitalisation boursière d'Orsus (16,7 M USD à la clotûre du 14.12.09) !

Les profits sont en baisse sensible de -53 % en comparaison trimestrielle (T3 2009 vs. T3 2008). Par rapport au trimestre précédent, la baisse est également significative puisque qu'à 1,4 M USD elle est de -38%, mais en glissement annuel la diminution des profits (5,8 M USD vs. 6,3 M USD en 2008) reste maitrisée à -8%.

Avec une capitalisation boursière de seulement 16,7 M USD, le PER estimé pour 2009 ressort à 2,1 !

Les chiffres diffusés atteignent de nouveau des niveaux record... et pourtant la réaction du marché est étonnante : une baisse des cours discontinue depuis plusieurs jours.

Profit et décote sur fonds propres sont sensés êtres des arguments de poids pour tout investisseur dans la valeur. La belle décote sur l'actif circulant continue de croitre et les proits sont au rendez-vous.

Mais alors, que se passe-t-il ?